Eco-Spiritualité

Hello!

Aujourd’hui j’aimerai aborder avec toi le thème de l’Eco-Spiritualité ou l’Eco-Psychologie. Qu’est-ce que c’est? Ben…Eco pour écologie d’accord. On va parler climat  mais pas pour te culpabiliser, promis! Et c’est bien pour ça que l’Eco-Spiritualité est liée à la Spiritualité et à la Psychologie. C’est un aspect que les médias ne développent pas encore assez je pense, mais des personnalités comme Yann Arthus Bertrand ou Pierre Rhabi, ne cessent de le dire: La crise est écologique certes, mais elle est aussi d’ordre spirituelle et psychologique.

Et c’est ce que j’aimerai aborder avec toi aujourd’hui dans cette vidéo et te donner quelques trucs pour développer ton côté Eco-Spirituel qui devrait te faire du bien.

Alors prêts? C’est parti!

1. Contexte

Bon. A moins d’être trumpistes, on connait tous les faits:

– extinction d’espèces animales
– pollution de l’eau, de l’air
– ecosystèmes ravagés
– maladies
– inondations
– etc. etc.

Mais ce qui accompagne aussi ce désastre écologique, c’est notre crise d’angoisse face à tout ça, qui révèle en nous et dans notre société une crise de sens et de spiritualité. Tu en doutes? Réfléchis deux secondes autour de toi…

– burn out
– dépressions
– stress

Ce sont les symptômes intérieurs les plus importants de cette crise mais qui en cache aussi d’autres plus subtiles qui atteignent beaucoup d’entre nous. Moi par exemple. Je fais du tri depuis des années, j’essaie d’éviter le plastique au maximum, de manger local et de saison, d’économiser l’eau, de respecter les animaux, la nature.

Et pourtant: combien de fois après avoir regardé certaines vidéos sur la traite des animaux, sur l’exploitation des terres dans les pays les plus pauvres, ou sur les déchets plastiques dans les océans, j’ai ressenti une profonde impuissance, une culpabilité et une tristesse. Et encore plus quand je lis un article de presse qui m’explique que des experts de l’ONU pensent même que tout est déjà trop tard…

Et bien l’Eco-spiritualité ou l’Eco-psychologie c’est un mouvement né dans les années 80, qui étudie précisément ce phénomène et qui tente d’y répondre de manière transversale et positive. Ces études par exemple ont démontré que l’écologie et la spiritualité forment un tout. Que c’est la transformation intérieure de notre perception sur le monde qui va modifier nos actions. Pour le dire autrement, je modifie mon comportement quand j’éprouve de l’empathie et de l’amour.

Mais comment est-ce que je pourrai éprouver de l’empathie et de l’amour pour la terre et ses habitants, si ma relation est coupée ou déconnectée…
Comment ça?

Ben oui, la plupart d’entre nous, ceux qui vivent en zone urbaine en particulier, nous sommes déconnectés oui! Tu connais bien l’exemple du gamin qui ne sait pas que derrière son poisson pané surgelé, il y a un vrai poisson…. Mais quel poisson en fait? Et qui vivait où? Et surtout qui a mangé quoi? Ou la fille qui a complètement perdu de vue que ses nuggets sont en fait des petits poussins mâles broyés vivants juste après le tapis roulant… Ou que le veau dans l’assiette, c’est le même gentil bébé de la maman vache. Celle-là même dont tu bois le lait parce que justement on lui a arraché son bébé à la naissance.

Donc! Oui, déconnectés!

Parce qu’au lieu de te vendre un dimanche en plein air dans la nature et en famille ou avec ton amoureux, les industriels veulent ouvrir les magasins le dimanche! Pour que tu continues d’acheter et de consommer tous ces produits dont tu n’as en réalité pas besoin. Mais on t’en met tellement devant les yeux partout, sur tous tes écrans, dans la rue, dans ta voiture et jusque dans ton lit, que oui, tu finis par oublier qui tu es et de quoi tu as vraiment besoin.

Nous sommes des êtres de relation. Entre humains, entre êtres vivants et avec la nature.

2. De l’impuissance à la créativité

Il y a quelques mois, j’ai décidé de créée un groupe de jeunes adultes sur le thème de l’Eco-Spiritualité pour explorer ce processus. Pendant 8 semaines, on s’est vus tous les lundis soir pour partager nos expériences, à partir de petits exercices que je leur proposais de faire tous les jours. A la première rencontre, nous avons commencé par fabriquer nous-même un shampoing dur. Rien que ce petit geste a fait naître en nous de la joie, de l’espérance et de la puissance. Puis, durant toute la semaine, nous avons porté notre attention sur nos cheveux. Alors ça peut paraître idiot au premier abord de réfléchir à son cuir chevelu. Et pourtant!

Qu’est-ce que racontent mes cheveux si je les écoute vraiment? que j’en aie ou pas d’ailleurs? dans quel état sont-ils? De quoi sont fait les shampoings que j’utilise environ 4-5 fois par semaine depuis des années et qui entrent en contact direct avec ma peau et celle de mes enfants? Avec quoi sont fait leurs emballages? Quel est le budget annuel pour mes cheveux? etc. etc.

Chaque semaine, nous avons toutes et tous fait divers constats:

 

  1. Face à une forme d’impuissance que nous pouvons parfois ressentir au départ, nous avons retrouvé de la confiance, de la joie et de la créativité.

En nous reliant profondément à notre corps, en le ressentant pleinement grâce à notre attention. En fabriquant nous-même nos produits, en partageant nos compétences et nos trucs, nous avons découvert que nous avions le pouvoir de faire autrement, ensemble. Nous avions le pouvoir de choisir et de créer naturellement! Dans le respect et l’équilibre de la terre.

 

  1. Concrètement: on se sentait mieux!

Plus en harmonie avec nos valeurs. Plus en lien avec nos aspirations profondes d’humain. Plus en lien avec la nature, avec nous-mêmes et avec les autres. Et plus riches, tant sur le plan intérieur qu’extérieur, parce que fabriquer soi-même ben c’est aussi économiser des sous!

 

  1. Nous avons ressenti de l’Amour en cultivant la bienveillance envers nous-même et envers les autres.

Nous avons salué chacun de nos pas, non comme des petits pas, mais au contraire, comme des vrais pas de transition. Et nos difficultés, nos échecs ou nos culpabilités, parce que oui, c’est pas tous les jours faciles de tenir, et bien nous les avons entourés de non-jugement, d’encouragement et de douceur.

 

  1. Enfin, nous avons ralenti.

Parfois juste 5 minutes par jour pour sentir. Sentir le vent sur son visage. Sentir le parfum d’une fleur ou de l’herbe. Sentir la terre mère qui nous porte.

Nous avons pris parfois juste 5 minutes pour contempler. Un arbre entier. De ses racines à son feuillage. Contempler la diversité des couleurs et des formes présentent partout dans la nature et autour de nous, même en ville!

Nous avons pris juste 5 minutes pour écouter. Le chant des oiseaux. Mais vraiment. Totalement. Ces oiseaux qui chantent tous les jours sans qu’on y prête attention. Qui sont l’écho du silence.

5 minutes pour juste toucher. Notre visage dans le miroir. Passer sa main dans ses cheveux. Ressentir les différentes textures de la matière.

 

Et enfin 5 minutes pour goûter. Pleinement. Totalement les saveurs. Manger en silence. En pleine conscience.

 

 

L’Eco-Spiritualité, c’est cultiver au-dedans des graines de bienveillance, d’espérance, de solidarité et de joie, pour mieux cultiver nos relations extérieures. C’est retrouver notre relation d’humain humble et dépendant de la terre Mère, ressentir sa dimension sacrée, sa grandeur et sa majesté. Et nous découvrir comme des êtres profondément spirituels de corps, de coeur et d’Esprit dans la grande aventure mystérieuse de la Vie. Et rendre grâce, remercier pour ce Souffle de Vie que nous recevons à chaque seconde sans faire d’effort, et qui nous permet de goûter à tout le créer pour le faire fructifier! Et je me demande, toi comment tu fais pour cultiver ta terre intérieure?

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